21 octobre 2012
Soulages, soulages... Effectivement c'était noir. Bon, peut-être pas aussi noir que la face du monde. Peut-être pas aussi noir que le café dans ma tasse. D'ailleurs, il est un peu trop corsé pour moi. De toute façon, j'ai l'impression que c'est la vie entière qui est trop corsée pour moi. Pourquoi le monde n'est pas plus doux, comme de la soie, comme un air de Beach House, comme une peluche ? Questions sans réponse ne sont que ruines de l'âme.
La vie n'est pas douceur, la vie est combat, et on ne peut pas dire que je suis le mieux armé pour l'affronter. Il semble bien que mes idées soient noires également alors que mes jambes se promènent à travers un dédale de ruelles.
Autour de moi, le soir s'abat sur la ville. Dans le ciel ensanglanté les nuages avancent, alignés, comme s'ils se rendaient vers une guerre lointaine.
De quel conflit s'agit-il ? Je pense que Dieu lui-même n'en sait rien. Il semble déjà n'avoir que peu d'intérêt pour ce qui se passe à la surface du monde, pourquoi en aurait-il pour ce qui se passe haut dans le ciel ?
Ainsi, je déambule sous ces nuages, me demandant vers quel combat mes pas me mènent.